DJERFBA

DJERFBA

Djerba , is, at 514 square kilometres (198 sq mi), the largest island of North Africa, located in the Gulf of Gabès,[1] off the coast of Tunisia.

 

Chott jerid

Les 3 Chotts du Sud tunisien
Sur plus de 350 km, entre la frontière algérienne et Gabès, trois Chotts de tailles différentes coupent la Tunisie en deux :

– A l’ouest, le Chott el Gharsa, le plus petit (600 km2), sépare Tozeur des oasis de montagne.

– Le plus vaste, le plus spectaculaire, le Chott el Djerid, d’une superficie de 4 600 km2

– A l’Est, le Chott el Fejaj, extension orientale du Chott el Djerid (800 km2)

Sur une carte de la Tunisie, vous ne pouvez pas les manquer. Ils sont souvent représentés comme des lacs, tout en bleu.

D’autres Chotts existent, beaucoup plus petits.

Un spectacle sans cesse renouvelé
Aucune végétation ne pousse sur ces immenses surfaces faites d’argiles, de sels et de gypse.

En saison chaude, les sels cristallisent et forment une couche translucide blanche, durcie par le soleil. Un spectacle éblouissant que seules les montagnes arrêtent. Une terre de mirages sous les rayons brûlants. Au fil de la journée, un jeu de lumière extraordinaire, particulièrement au coucher du soleil.

Lors des hivers pluvieux, les Chotts se transforment en une mer intérieure des plus étonnantes. Quand l’eau se retire peu à peu, laissant apparaître une surface salée d’un blanc étincelant, on pourrait croire être sur la banquise.

Les vents de sable du printemps leur redonnent une couleur locale, plus ou moins ocre selon l’humidité.

Le long de la route traversant le Chott el Djerid, les rigoles creusées laissent apparaître des eaux aux multiples couleurs : bleues, vertes, mais aussi rouges, roses, violettes… Couleurs changeantes au fil de la journée, mais aussi selon le côté de la route.

Des eaux souterraines
Les Chotts se remplissent des pluies d’hiver, des ruissellements des montagnes avoisinantes, mais aussi et surtout des nappes d’eaux souterraines. Une nappe superficielle proche de la surface. mais aussi des nappes profondes – de 300 m dans le Chott El Fejaj à 2 500 m dans le Chott el Djerid – qui constituent d’importants gisements d’eau plus ou moins salée.

Ces eaux, mélangées à du sable, de l’argile et du sel, surgissent localement par des sources artésiennes. Elles forment alors des petits reliefs aux éléments solides. Petits reliefs qui deviennent de loin une grande butte sous l’effet du mirage.

Les différents apports d’eau ne résistent pas à la chaleur des rayons du soleil sur une telle surface plane. L’évaporation, 7 fois plus importante que le volume des apports, rend rapidement aux Chotts leur visage craquelant aux sels cristallisés.

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